Rude temps pour les dragons de papier
Les Chinois sont entrés dans l’année du dragon, puissance céleste, créatrice et ordonnatrice, il est associé à la foudre (il crache le feu) et à la fertilité (il amène la pluie). Comme tout symbole il est ambivalent, il peut être destructeur et dans la Bible les saints terrassent le dragon.
L’Europe n’échappe non plus aux dragons puisque Draghi signifie « dragons » en italien et la BCE est donc présidée par un Mario Dragons. Il a ouvert les vannes de l’argent facile pour les banques qui ont obtenu les liquidités qui leur manquaient. La masse monétaire émise par la Banque Centrale Européenne a augmenté de quelque 50% ce qui apporte une certaine détente sur les marchés et une baisse de l’euro (c’est le bon côté du dragon) mais les prix de l’énergie et des matières premières importées vont flamber et on peut s’attendre à un redémarrage de l’inflation dans les mois qui viennent (c’est le mauvais côté du dragon).
Quant aux petits dragons du papier que sont les entreprises, pour survivre face à la tempête elles n’ont de cesse de se réorganiser. Dans les cas les plus graves elles ont disparu. Pour la France ce sont 600.000 t de capacité de production de papier qui ont été arrêtées l’an passé elles pourraient se transformer cette année en 1 million de tonnes avec les quelques petites papeteries encore en difficulté et le sort incertain de l’usine de M-real Alizay. C'est-à-dire une disparition de plus de 10% de la capacité papetière.
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